PORTRAIT HNA : Karine Bilodeau, Directrice talent, culture et communications


1.      Peux-tu te présenter rapidement?

Karine Bilodeau, je suis directrice de l’équipe Talent, culture et communications chez HNA depuis 1 an. Je suis maman de 2 beaux grands enfants de 16 et 19 ans et fière épouse d’un beau mari depuis 23 ans. Je suis originaire de Victoriaville et j’habite à Montréal depuis 25 ans maintenant. J’ai un baccalauréat en Psychosociologie de la communication et membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Je poursuis présentement mes études aux 2e cycle en administration des affaires, dans un programme en management.

2.      Explique-nous en quoi consiste ton travail et quel est ton parcours professionnel?

J’évolue dans le domaine de la gestion des ressources humaines depuis 25 ans. J’ai travaillé dans différents types d’organisations, autant publiques que privées, principalement dans la PME où j’apprécie la dynamique et la rapidité. J’ai été familiarisée au domaine de la gestion depuis mes débuts en GRH et depuis, c’est vraiment le rôle que je préfère! C’est d’ailleurs ce que je fais maintenant en dirigeant une belle équipe de professionnelles en RH et communications. Ma mission première est de me mettre au service de mon équipe et, par une approche humaine et sensible, j’accompagne et aide chacune des personnes dans leurs parcours afin qu’elles se développent vraiment en maximisant leurs beaux talents. J’aime beaucoup ce que je fais et je crois que cela transparait!

3.      D’un point de vue plus personnel, quels sont tes passe-temps, tes passions?

Je répondrais à cette question que j’ai de multiples intérêts et ils sont vraiment très variés! Je suis une recherchiste hors-pair lorsque vient le temps de réserver un petit chalet en famille en nature au bord d’un lac! J’aime cuisiner avec un bon verre de vin, de la musique de tous genres (du rock à la musique classique) entourée des membres de ma famille et mes amis. J’aime beaucoup les rassemblements autour de l’ilot de cuisine. J’adore les p’tits pots de crème, les belles odeurs, les petits soins corporels, les spas et le chocolat! Lorsque je ne suis pas à l’aréna pour regarder ma belle gardienne de but, je suis au yoga en train de respirer et méditer.

4.      Comment concilies-tu ta carrière, ta vie personnelle, ton bien-être et tes passions? L’équilibre existe-t-il vraiment?

J’ai appris avec le temps qu’il faut apprendre à être confortable malgré le déséquilibre. Je suis certaine que l’équilibre est possible, mais parfois, il faut seulement lâcher prise sur l’idée que tout soit parfait et accepter d’aller avec le flot. Il faut faire des choix, car on ne peut pas toujours être partout. Savoir dire non est une aptitude que je développe et j’aime beaucoup! Il est certain que cela prend une bonne discipline personnelle, une bonne organisation familiale, un excellent travail d’équipe avec son conjoint et se réserver du temps pour soi. Mes enfants étant plus vieux, j’ai plus de liberté et je retrouve un peu plus de temps de couple.

5.      Dans ton travail / ton mode de vie, qu’est-ce que tu trouves le plus difficile?

Être gestionnaire est parfois très demandant, voire parfois épuisant! On doit se gérer soi-même avant d’être en mesure de gérer adéquatement une équipe et parfois, cela demande de s’oublier un peu. Je dis souvent que pour bien gérer, il faut savoir aimer. Aimer les gens, profondément, car on fait face à toutes sortes d’attitudes et de comportements parfois dérangeants et au nom du professionnalisme, il faut avoir une bonne maîtrise de soi pour bien manœuvrer et réagir alors que parfois ce serait plus facile de piquer une petite crise de colère pour exprimer tout ce qu’on pense vraiment. Alors on va au yoga…!

6.      Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné? Et quel serait celui que tu voudrais donner à une femme qui voudrait se rendre où tu es?

Sois au clair avec ce que tu veux et ne veux pas et prend position! Je dirais que plus jeune, j’avais tendance à être très conciliante et, par peur de déplaire ou générer un conflit, je me taisais, mais à force d’expériences, de réussites, d’échecs et de maturité aussi (il faut bien que ça serve de vieillir!) je me suis bâti une bonne confiance en moi et en mon jugement. Quand on prend position on fait un choix. Cela ne veut pas dire de ne pas être ouverte aux arguments des autres, mais le meilleur conseil à donner est connais-toi d’abord et respecte-toi!

7.      Qui est la personne qui t’inspire chaque jour? Et comment?

J’ai du mal avec cette question. Il n’y a pas qu’une seule personne qui m’inspire à tous les jours. Je trouve mon inspiration dans plusieurs relations, avec mon équipe, ou en lisant différents articles sur des sujets que j’aime. J’ai de bons modèles de femmes aimantes et bienveillantes dans ma famille en commençant par ma propre mère.

8.      Selon toi comment définit-on l’égalité des sexes?

Pour moi, l’égalité des sexes se produit lorsqu’il y a un réel respect de l’autre dans toutes ses dimensions. Il ne s’agit pas que de l’équité salariale, de la parité dans les hautes sphères organisationnelles ou de conditions de travail. C’est beaucoup plus une question d’avoir les mêmes chances d’accéder à ce que l’on souhaite et atteindre ses ambitions personnelles sans barrières.

9.      Décris-nous ton style de management et la façon dont tu “diriges” ton/tes équipe(s). Est-il différent de celui de tes homologues masculins?

Je me caractérise par le style de leadership que l’on appelle le Servant leadership ou en français le leadership au service de ses collaborateurs. Je me place de manière à soutenir les membres de mon équipe, en développant de la proximité, de l’intérêt sincère pour les individus avec empathie et ouverture. Je les accompagne jour après jour dans leurs travaux. Je suis un peu comme un chef d’orchestre qui dirige et à la base de tout, la confiance mutuelle est très importante. J’aime m’entourer de personnalités et de talents différents des miens. J’ai la ferme conviction que la force d’une équipe est dans l’addition des talents de chacun. Certains homologues masculins sont tout aussi capables de diriger avec autant d’humanité. J’en ai connu quelques-uns dans ma carrière.

10.  Selon toi, quels sont les avantages de la présence des femmes dans les instances
dirigeantes ?

La présence des femmes apporte assurément une sensibilité importante et une approche plus humaine dans la prise de décisions et les échanges. Je crois que c’est une excellente chose. Des études démontrent, d’ailleurs, que les organisations où siègent des femmes au niveau exécutif ont généralement une meilleure performance organisationnelle.

11.  Quel est, selon toi, l’obstacle le plus important pour qu’une femme accède à des postes de direction? Et dans ton cas, quel a été l’obstacle le plus important de ta carrière?

L’obstacle est souvent généré par la femme elle-même en ne se faisant pas confiance ou en n’osant pas démontrer ses vraies couleurs et ses ambitions. L’enjeu est souvent une question de crédibilité et non une question de compétences. Parfois, je crois que le défi de la conciliation travail-famille est encore beaucoup plus difficile pour les femmes que les hommes quoique cela semble de plus en plus être partagée avec les jeunes hommes qui s’impliquent plus.

Dans mon cas, dû à mon visage aux traits doux (baby-face) et mon look d’adolescente, j’ai souvent eu l’impression que je devais en faire un peu plus pour avoir l’air crédible et avoir un peu d’autorité auprès de la haute direction ou les équipes que je gérais. Maintenant que les petites rides de la quarantaine sont apparues et principalement par la confiance que j’ai développé au fil du temps, je me sens pleinement à ma place maintenant dans un rôle de direction.

12.  Selon toi, quelles stratégies peuvent être efficaces pour promouvoir une meilleure inclusion des femmes sur les lieux de travail ?

Pour moi, la meilleure stratégie est d’offrir des milieux de travail où la flexibilité est réelle, où chaque femme (et chaque homme) pourra se développer selon ses intérêts. Développer une culture aux valeurs humaines et les vivre pleinement et généreusement. Les milieux austères, froids et axés sur la performance n’attirent plus personnes. Qu’on se le dise, les entreprises qui vont choisir de développer l’ambition des filles au travail vont y gagner en profondeur et en agilité! Éduquons aussi nos jeunes filles à la maison à devenir ce qu’elles veulent vraiment et qu’elles croient en leurs rêves!

Deux employés qui discutent devant un écran dans les bureaux de HNA | HNA

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